La Belle Poule

La Belle Poule

Assis, devant un verre de l’amitié, mon ami relate avec bonheur son embarquement sur le voilier école Belle Poule A650. Chef mécanicien (maître), il a fait vivre au rythme des sorties à la mer le compartiment moteur. Sûrement, le moteur POUYAUD de 280 CV de l’époque a dû changer, comme le renouvellement de l’équipage au fil des ans.

La goélette Belle Poule est armée d’un équipage de 15 marins, qui instruisent et forment des futurs cadres de la marine.

Jean-Marc LENGLART me montre fièrement son certificat de bonne conduite du 8/10/1985 au 2/03/1987. Les commentaires mentionnés sur ce parchemin sont des plus bizarres. ils révèlent une entende parfaite digne des bâtiments de la marine nationale.

Une vie de vrai loup de mer, il m’assure : « jamais malade même dans une mer formée ».

Son regard sur l’horizon, malgré son goût de l’aventure, le laissera toujours songeur à l’amour de sa vie « Marie-Anne ».

Cette goélette est en service depuis juillet 1932. Elle est fidèle à notre région et vient régulièrement à Pauillac, sa ville marraine. Il sera difficile de déchiffrer tous ces petits bruits issus de sa vieille ossature en chêne, sûrement le même bois que celui de Notre-Dame provenant de nos forêts. En plus de l’entretien courant fait avec par l’équipage passionné, une cure de jouvence est faite régulièrement par deux chantiers extérieurs à Brest, Nautis et Guip sous contrat avec la royale. Ils feront de leur mieux afin de redonner un air de neuf pour 4 ans aux ancêtres de notre flotte en bois.

La marine nationale possède plusieurs unités en bois. Elles sont au nombre de 6, la Belle Poule, l’Etoile, la Grande Hermine, le Mutin, la vedette du préfet maritime et celle de l’école navale. Dans leur livrée blanche et de bois vernis ils nous feront honneur pour les fêtes de Brest du 10 au 16 juillet 2020.

La Belle Poule arbore à son mât de beaupré la croix de Lorraine comme l’Etoile et le Mutin pour leur participation pendant la guerre. Sur le Léopard, notre filleul, flotte aussi ce pavillon pour rappeler la mémoire de son ancêtre.

En quelques photos nous voilà repartis avec des images merveilleuses de notre passé de marin. C’est sûr, à la prochaine escale de la Belle Poule à Pauillac, nous irons boire le verre de l’amitié avec les jeunes marins.

La Belle Poule vient d’appareiller et hisse ses voiles pour saluer Pauillac, sa ville marraine @P.S.

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La Belle Poule est une goélette à hunier, réplique des goélettes de Paimpol qui pêchaient la morue au large de l’Islande.
Mais avant elle, trois autres frégates à voiles de la Marine royale, ont porté le nom de Belle-Poule.

· La première fut une frégate de 30 canons, armée en 1765 à Bordeaux, et qui participa au premier combat de la guerre d’indépendance des Etats-Unis,
· La seconde armée de 40 canons fut construite à Nantes,
· La troisième, lancée en 1834, rapatria les cendres (terme à prendre dans le sens de restes mortels) de Napoléon de Sainte-Hélène.

Le transbordement du cercueil de la Belle Poule sur le vapeur Normandie en rade de Cherbourg le 8 décembre 1840Léon Morel-Fatio, 1841, château de Versailles.
reproduction fidèle de l’oeuvre @domaine public

Il se dit que sur l’échafaud Louis XVII aurait demandé des nouvelles de la frégate…

Mais la Belle Poule n’a pas été qu’un navire à voile comme en témoigne cette image d’une « belle poule » coiffée « à la Belle Poule » !

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